VICTOIRE: le quartier Pointe-Saint-Charles garde son école élémentaire anglophone

Par Marcel Sévigny.
Régulièrement les Commissions scolaires reviennent à la charge en fermant des écoles sur le territoire de Montréal. La même raison est toujours invoquée. Manque de budget et effectif insuffisant. Nous connaissons cette logique de marché appliquée au fonctionnement des services publics.

Hier, pour une deuxième fois en 3 ans l'école élémentaire Saint-Gabriel faisait face à la fermeture. Encore une fois les parents, amis et groupes du quartier tant anglophones que francophones se sont regroupés pour protester et "convaincre" les commissaires de maintenir l'école ouverte.

Pour les dirigeantEs politiques des Commissions scolaires la logique du maintien d'une école dans une communauté locale comme source de cohésion sociale dans un quartier semble être un argument disparu du champ de réflexion. Cela n'est pas étranger au laminage que provoque le développement urbain pour imposer des valeurs et des conceptions basées sur l'individualisme et la consommation au détriment de la qualité des relations citoyennes dans une communauté.

Il semble donc encore une fois que la mobilisation locale a été suffisante pour empêcher cette fermeture. Il faut espérer que le momentum créer par le groupe de parents sera maintenu afin de consolider les acquis (solidarité, entraide, contacts et implication avec la communauté, etc.,) et faire de l'école Saint-Gabriel un lieu de création et de résistance à la logique budgétaire qui ronge les éluEs politiques.

Quelques militantEs de la Pointe libertaire ont participé en novembre à la manifestation qui s'était tenue dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce lors de l'audience accordée aux parents de Saint-Gabriel.

Nous ne pouvons que féliciter la ténacité des leaders, essentiellement des femmes, qui ont mené à la précieuse conservation de la seule école anglophone du quartier Pointe-Saint-Charles.

BRAVO!

25 janvier 2007